Mutuelle obligatoire pour un entrepôt logistique : ce qu'imposent la loi et la convention collective

L'article L911-7 du code de la sécurité sociale impose une complémentaire santé collective dès votre premier salarié. Ce que votre convention collective y ajoute, ce que cela coûte et comment vous mettre en règle, avec un devis gratuit.

  • ✓ Sans frais : la demande de devis est gratuite et ne crée aucune obligation
  • ✓ Conforme à la branche : la proposition tient compte de l'accord santé de votre convention
  • ✓ Pour les TPE : conçu pour les équipes de 1 à 9 salariés, sans pièce à fournir

Devis mutuelle obligatoire pour un entrepôt logistique

Service de mise en relation : votre demande est transmise à un partenaire spécialisé en complémentaire santé collective. Gratuit et sans engagement.

Votre entrepôt logistique n'a pas le choix de la mutuelle : elle a celui de l'organisme. L'obligation naît avec le premier salarié, et l'accord de branche de votre convention collective en fixe le contenu minimal. Voici, texte par texte, ce qui s'applique.

1 846 établissements du code 52.10B emploient une petite équipe. Pour chacun, l'obligation de complémentaire santé est née avec le premier contrat de travail, et le contrat signé ce jour-là est rarement réexaminé.

Le régime santé de la convention d'entrepôt logistique

L'article L911-1 du code de la sécurité sociale place l'accord de branche au-dessus de la décision de l'employeur : si la convention prévoit une couverture, l'entreprise doit la respecter. Pour votre entrepôt logistique, la convention de référence est la convention collective Transports routiers et activités auxiliaires du transport – CCN du 21 décembre 1950 (IDCC 16), et elle comporte un régime frais de santé. Les points vérifiés figurent ci-dessous.

Convention collective
Transports routiers et activités auxiliaires du transport – CCN du 21 décembre 1950 (IDCC 16)
Accord santé de branche
Oui : Plusieurs régimes selon l'activité. (1) Marchandises et activités auxiliaires : accord du 1er octobre 2012 relatif à la protection santé (étendu par arrêté du 21 décembre 2012, effet au 1er janvier 2013), avenant n° 1 du 8 septembre 2015, avenant n° 3 du 3 février 2022 (étendu par arrêté du 20 juin 2022, effet au 1er juillet 2022). (2) Transport sanitaire : accord du 6 octobre 2015 (étendu par arrêté du 2 août 2016, effet au 1er janvier 2016), avenant n° 1 du 11 février 2020 (étendu par arrêté du 6 novembre 2020). (3) Voyageurs : accord du 24 mai 2011 (obligation au 1er juillet 2012), avenant n° 1 du 1er octobre 2015 (étendu par arrêté du 12 août 2016). (4) Déménagement : accord du 21 novembre 2012 modifié par l'accord du 25 septembre 2015 (source Tissot).
Part patronale minimale
Marchandises et activités auxiliaires : 0,70 % du PMSS par salarié et par mois (cotisation totale 1,40 % du PMSS, part salariale au plus 0,70 %) ; Alsace-Moselle : 0,5 % employeur sur 1,0 % au total. Déménagement : non déterminé.
Cotisation de référence
Marchandises et activités auxiliaires : 1,40 % du PMSS par salarié et par mois depuis le 1er juillet 2022 (avenant n° 3 du 3 février 2022).
Garanties imposées
Avenant n° 3 de 2022 (marchandises) : réseau de soins pour l'optique, le dentaire et les aides auditives, garantie d'assistance (hospitalisation, aidants), téléconsultation 24 h/24, deuxième avis médical. Transport sanitaire : un socle obligatoire et deux régimes améliorés facultatifs.
Prévoyance des non-cadres
Imposée par la branche : Oui pour le transport de marchandises : selon Carcept Prev, les non-cadres doivent être couverts selon l'accord du 20 avril 2016 (décès-invalidité, inaptitude à la conduite, compte personnel de prévoyance) et l'accord du 3 février 2022 (incapacité de travail : 75 à 80 % du salaire après 180 jours d'arrêt, 0,50 % partagé 50/50) ; il existe aussi des régimes propres aux voyageurs (dont une garantie ALD AVC/cancer) et au transport sanitaire.
Sources
www.legifrance.gouv.fr, www.legifrance.gouv.fr, legifrance.gouv.fr, www.carcept-prev.fr, carcept-prev.fr (relevé : 2022-07)

La convention affichée est celle du cas général pour le métier. Elle découle de l'activité principale réelle de l'entreprise, et son intitulé est porté sur chaque bulletin de paie. Les accords de branche changent par avenants : vérifiez le texte en vigueur avant de signer, par exemple avec le moteur de recherche du code du travail numérique.

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Le premier étage : ce que la loi impose à votre entrepôt logistique

L'obligation date du 1er janvier 2016 et s'applique à tout employeur du secteur privé, sans considération de taille ni de chiffre d'affaires : elle prend naissance avec le premier contrat de travail (l'obligation légale, article par article).

La loi impose un socle de garanties (ticket modérateur, forfait hospitalier en totalité, dentaire prothétique à 125 %, optique à 100 € minimum tous les deux ans) et une participation patronale qui ne descend pas sous 50 %.

Le salarié n'a pas d'option : il adhère, à moins de relever d'un cas de dispense prévu, qu'il demande par écrit (les dispenses d'adhésion admises par les textes).

Quel budget pour la mutuelle obligatoire pour un entrepôt logistique ?

La méthode retenue sur ce site : prime moyenne DREES (74 € par mois et par bénéficiaire en 2023) multipliée par la part patronale de 50 % et par l'effectif. Pour cinq salariés, cela représente autour de 185 € par mois par mois, soit 2 220 € par an.

D'un contrat limité au panier de soins à un contrat renforcé couvrant les ayants droit, le prix peut doubler : seul un devis établi pour votre équipe tranche (le budget indicatif d'une équipe de 1 à 9 salariés).

Ordre de grandeur du coût employeur, de 1 à 9 salariés, pour une part patronale de 50 %
Effectif couvertPart patronale, par moisSur un an
1 salarié37 € par mois444 € par an
3 salariés111 € par mois1 332 € par an
5 salariés185 € par mois2 220 € par an
9 salariés333 € par mois3 996 € par an

Formule appliquée : prime moyenne d'un contrat collectif (DREES), multipliée par la part patronale minimale du métier puis par l'effectif. Une estimation, pas un prix.

Une proposition pour mon équipe

Décision écrite, organisme, prévoyance : l'ordre des opérations

Dans une TPE, tout part de la décision unilatérale de l'employeur : un écrit remis à chaque salarié, qui fixe les garanties, la répartition du financement et les cas de dispense (la décision unilatérale et les pièces à conserver).

Reste alors à désigner l'organisme, mutuelle, institution de prévoyance ou société d'assurance. Une recommandation de branche n'est pas une désignation : un autre contrat, à garanties au moins équivalentes, satisfait à l'obligation (la conformité d'un devis, point par point).

Enfin, la prévoyance : arrêt de travail, invalidité, décès. C'est un contrat distinct, obligatoire pour les cadres et, dans plusieurs branches, pour tous les salariés (la prévoyance obligatoire des cadres et des branches).

Quand un salarié peut se passer du contrat collectif

Le salarié ne se dispense pas par convenance. Il doit entrer dans un cas de droit, ou dans un cas que votre décision écrite a expressément prévu, et remettre une déclaration sur l'honneur avec sa pièce justificative (les dispenses d'adhésion admises par les textes).

Une dispense sans trace écrite est une dispense fragile : gardez la demande et le justificatif tant que le salarié est dans l'entreprise.

Vérifier la conformité d'un devis avant de signer

Le prix vient après les garanties : hospitalisation, dentaire, optique, consultations, sur les postes que l'équipe utilise vraiment. Derrière un prix bas se cachent souvent des plafonds de remboursement bas.

Avant de signer, posez deux questions : qui est couvert, et sur quelle base la cotisation est calculée. Selon les réponses, la charge de l'entreprise et la retenue de chaque salarié ne seront pas les mêmes.

Un contrat collectif n'est pas définitif : après un an, l'employeur peut le résilier à tout moment, sans frais (la résiliation du contrat collectif après un an).

Le poids des petites équipes salariées

1 846établissements de 1 à 9 salariésSIRENE, septembre 2026
828avec 1 ou 2 salariésSIRENE
1 018avec 3 à 9 salariésSIRENE
185 € par moisbudget employeur indicatif pour 5 salariésnotre méthode

Dans le répertoire SIRENE, le code 52.10B (Entreposage et stockage non frigorifique) totalise 11 224 établissements actifs. 1 846 ont de 1 à 9 salariés, soit 16,4 %, quand l'ensemble de l'économie affiche 8,5 %. Par tranche : 828 établissements de 1 ou 2 salariés, 606 de 3 à 5, 412 de 6 à 9.

Une proportion supérieure à la moyenne : le salariat est la règle dans ce métier, et l'obligation de couverture santé collective concerne la majorité des entreprises.

Origine des données : base SIRENE, établissements actifs avec leur tranche d'effectif déclarée ; intitulés d'activité d'après nomenclature NAF rév. 2. La tranche d'effectif portée au répertoire date parfois de plusieurs années.

Les établissements du code 52.10B, en détail

Date de création, départements de concentration, forme juridique : le portrait des établissements actifs du code 52.10B, tel que le répertoire SIRENE le dessine (nos sources et notre méthode).

L'ancienneté des établissements du métier

Avec 37 % de créations depuis 2022, le métier tient l'équilibre entre entreprises anciennes et nouveaux entrants.

2016 : 37937920162017 : 47247220172018 : 49049020182019 : 52052020192020 : 47747720202021 : 63163120212022 : 64164120222023 : 77177120232024 : 94994920242025 : 1 0581,1 k20252026 : 7537532026
Établissements encore actifs sous le code 52.10B, classés par année de création (base SIRENE). 2026 est une année en cours ; la courbe ne mesure pas le flux annuel de créations.

Carte des établissements du code 52.10B

10,9 % des établissements du code se trouvent dans trois départements : Bouches-du-Rhône en premier (4,0 %), puis Nord et Rhône.

Le département le plus spécialisé n'est pas nécessairement le plus peuplé : Aisne affiche un indice de 2,3, c'est-à-dire une présence du métier 2,3 fois plus forte que la moyenne.

D'après base SIRENE, établissements actifs relevant du code 52.10B. L'indice de présence divise le poids du département dans le métier par son poids dans l'économie entière (1 = moyenne).
DépartementÉtablissements actifsPart du total nationalIndice de présence
Bouches-du-Rhône (13)4384,0 %1,2
Nord (59)3953,6 %1,3
Rhône (69)3673,3 %1,1
Seine-Saint-Denis (93)3523,2 %1,4
Seine-et-Marne (77)3413,1 %1,8
Aisne (02)1331,2 %2,3
Eure-et-Loir (28)1181,1 %2,1
Loiret (45)1691,5 %2,0

Quel statut juridique pour ce métier ?

  • Entreprise individuelle 12 %
  • SAS / SASU 49 %
  • SARL / EURL 27 %
  • Autres formes 12 %

76 % de sociétés, réparties entre SAS ou SASU (49 %) et SARL ou EURL (27 %). Président assimilé salarié ou gérant majoritaire : la règle n'est pas la même pour le dirigeant (le sort du dirigeant au regard du contrat collectif).

Une minute pour décrire l'équipe, et un partenaire spécialisé prend la suite : il étudie l'effectif et la convention, puis adresse un devis.

Ce site n'est ni assureur, ni courtier, ni intermédiaire d'assurance : il expose la règle et transmet votre demande. Le conseil et le contrat relèvent du partenaire destinataire.

Pour la mutuelle de vos salariés, un devis clair, sans frais et sans engagement.

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Questions sur la mutuelle obligatoire pour un entrepôt logistique

Où lire le texte de l'accord santé de la branche ?

Sur Légifrance, à la convention Transports routiers et activités auxiliaires du transport – CCN du 21 décembre 1950 (IDCC 16), parmi les avenants relatifs à la complémentaire santé. Les organismes recommandés par la branche en publient aussi un résumé.

Que se passe-t-il si le contrat est en dessous de l'accord de branche ?

L'article L911-1 impose de respecter la couverture prévue par la convention. Un contrat insuffisant laisse l'employeur débiteur du complément envers ses salariés et fragilise l'exonération sociale de sa contribution.

Quelle charge prévoir par salarié ?

Autour de 37 € par mois par mois pour l'employeur, en appliquant la part patronale de 50 % à la prime moyenne publiée par la DREES. Garanties retenues et couverture des familles font varier ce montant.

Mon conjoint travaille avec moi : est-il concerné ?

S'il est salarié de l'entreprise, il adhère comme tout salarié, sauf dispense. Le conjoint collaborateur, lui, n'est pas salarié et n'entre pas dans le contrat collectif.

Un salarié à temps partiel doit-il être couvert ?

Oui, sans distinction avec les salariés à temps plein. Si votre décision écrite le prévoit, un salarié dont la cotisation atteindrait au moins 10 % de sa rémunération brute peut demander une dispense ; le contrat doit néanmoins lui être proposé.

La contribution de l'employeur supporte-t-elle des charges sociales ?

Si le régime est collectif, obligatoire et le contrat responsable, elle est exclue de l'assiette des cotisations de sécurité sociale dans une limite fixée par les textes, mais reste soumise à la CSG et à la CRDS. En dessous de 11 salariés, le forfait social n'est pas exigé.

Que devient la demande une fois envoyée ?

Elle est transmise à un partenaire spécialisé, qui vous recontacte pour préciser l'effectif et la convention collective, puis vous adresse une proposition. La décision finale vous appartient.