Mutuelle obligatoire pour un salon de thé : ce qu'imposent la loi et la convention collective

Avant de signer la mutuelle de vos salariés, mesurez ce que la loi exige et ce que votre branche impose en plus : c'est l'objet de cette page.

  • ✓ Sans frais : la demande de devis est gratuite et ne crée aucune obligation
  • ✓ Conforme à la branche : la proposition tient compte de l'accord santé de votre convention
  • ✓ Pour les TPE : conçu pour les équipes de 1 à 9 salariés, sans pièce à fournir

Devis mutuelle obligatoire pour un salon de thé

Service de mise en relation : votre demande est transmise à un partenaire spécialisé en complémentaire santé collective. Gratuit et sans engagement.

Votre salon de thé est tenue de proposer une complémentaire santé collective à ses salariés. Le niveau exact de cette obligation dépend de la convention collective, que l'activité principale réelle détermine : identifiez-la avant de comparer un devis.

46 302 établissements de 1 à 9 salariés figurent sous le code 56.10A (Restauration traditionnelle) dans le répertoire SIRENE. Pour chacun, l'obligation de couverture santé collective a pris effet au premier contrat de travail, et elle n'a pas de date de fin.

Le régime santé de la convention de salon de thé

Aucune convention n'est affichée pour ce métier : elle dépend trop de l'activité principale exacte. Le bulletin de paie la mentionne, et le moteur de recherche du code du travail numérique permet de la retrouver. Elle seule permet de savoir si un accord santé de branche vient compléter la loi.

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Le premier étage : ce que la loi impose à votre salon de thé

L'obligation date du 1er janvier 2016 et s'applique à tout employeur du secteur privé, sans considération de taille ni de chiffre d'affaires : elle prend naissance avec le premier contrat de travail (l'obligation légale, article par article).

La loi impose un socle de garanties (ticket modérateur, forfait hospitalier en totalité, dentaire prothétique à 125 %, optique à 100 € minimum tous les deux ans) et une participation patronale qui ne descend pas sous 50 %.

Côté salariés, l'adhésion est de droit : seuls les cas de dispense énumérés par les textes y font exception, sur demande écrite (les dispenses d'adhésion admises par les textes).

Ce que l'obligation coûte à l'employeur

Base de calcul : 74 € mensuels par bénéficiaire (DREES, 2023). Après application de la part employeur de 50 %, cela donne 37 € par mois pour un salarié, 185 € par mois par mois pour cinq, soit 2 220 € par an sur l'année.

Seul un devis donne le prix réel : garanties, couverture des conjoints et des enfants, organisme. Si vous envisagez de financer plus que le minimum légal, lisez d'abord la part patronale minimale et ses conditions.

Ordre de grandeur du coût employeur, de 1 à 9 salariés, pour une part patronale de 50 %
Effectif couvertPart patronale, par moisSur un an
1 salarié37 € par mois444 € par an
3 salariés111 € par mois1 332 € par an
5 salariés185 € par mois2 220 € par an
9 salariés333 € par mois3 996 € par an

Formule appliquée : prime moyenne d'un contrat collectif (DREES), multipliée par la part patronale minimale du métier puis par l'effectif. Une estimation, pas un prix.

Une proposition pour mon équipe

Décision écrite, organisme, prévoyance : les trois actes

L'article L911-1 prévoit trois voies : l'accord collectif, le référendum, ou la décision unilatérale de l'employeur constatée dans un écrit remis à chaque salarié. Dans une TPE, c'est cette dernière qui s'applique en pratique : elle fixe les bénéficiaires, les garanties, le financement et les dispenses admises (la décision unilatérale et les pièces à conserver).

Reste à retenir un organisme. Comparez plusieurs propositions à garanties égales, en incluant le contrat de branche s'il existe, sans vous croire tenu de le prendre (la conformité d'un devis, point par point).

Troisième acte, souvent négligé : la prévoyance, qui couvre arrêt de travail, invalidité et décès. Elle relève d'un contrat distinct, obligatoire pour les cadres et, selon la branche, pour tous (la prévoyance obligatoire des cadres et des branches).

Quand un salarié peut refuser la mutuelle obligatoire

Le salarié ne se dispense pas par convenance. Il doit entrer dans un cas de droit, ou dans un cas que votre décision écrite a expressément prévu, et remettre une déclaration sur l'honneur avec sa pièce justificative (les dispenses d'adhésion admises par les textes).

Ces écrits pèsent : sans demande de dispense conservée, l'Urssaf peut contester le caractère collectif du régime et l'exonération qui va avec.

Vérifier la conformité d'un devis avant de signer

Commencez par la conformité : contrat responsable, panier de soins légal au minimum, garanties et financement au niveau de la branche. Un prix bas qui s'explique par un socle insuffisant n'est pas un bon prix.

Regardez ensuite qui est couvert, salarié seul ou avec sa famille, et comment la cotisation est exprimée : montant fixe, tarif isolé ou famille, pourcentage du plafond de la sécurité sociale. La part patronale de 50 % se calcule sur la cotisation de la formule obligatoire.

Un contrat collectif n'est pas définitif : après un an, l'employeur peut le résilier à tout moment, sans frais (la résiliation du contrat collectif après un an).

Le métier en chiffres : établissements et salariés

46 302établissements de 1 à 9 salariésSIRENE, septembre 2026
17 409avec 1 ou 2 salariésSIRENE
28 893avec 3 à 9 salariésSIRENE
185 € par moisbudget employeur indicatif pour 5 salariésnotre méthode

Avertissement de lecture : sous le code 56.10A (Restauration traditionnelle), l'exploitation d'un salon de thé cohabite avec des activités voisines. Ses 138 206 établissements actifs, dont 46 302 de 1 à 9 salariés (33,5 %), décrivent la famille entière : 17 409 avec 1 ou 2 salariés, 17 734 avec 3 à 5, 11 159 avec 6 à 9.

Un taux élevé : la petite équipe salariée est le modèle dominant du métier, et presque chaque patron a un régime santé à mettre en place, puis à justifier en cas de contrôle.

Données : base SIRENE (établissements actifs, tranche d'effectif salarié déclarée) et nomenclature NAF rév. 2. La tranche d'effectif déclarée au répertoire peut avoir plusieurs années. Méthode détaillée : notre méthode.

Portrait des entreprises du métier

Les indicateurs qui suivent portent sur tous les établissements actifs du code 56.10A, qu'ils emploient ou non. Ils donnent la place de votre entreprise dans son métier (nos sources et notre méthode).

L'ancienneté des établissements du métier

Avec 37 % de créations depuis 2022, le métier tient l'équilibre entre entreprises anciennes et nouveaux entrants.

2016 : 4 2044,2 k20162017 : 4 7964,8 k20172018 : 5 4385,4 k20182019 : 6 5676,6 k20192020 : 5 2995,3 k20202021 : 6 0486,0 k20212022 : 8 2808,3 k20222023 : 9 5459,5 k20232024 : 12 11112 k20242025 : 13 02013 k20252026 : 7 5937,6 k2026
Répartition par année de création des établissements actifs du code 56.10A (base SIRENE). L'année 2026 est incomplète. Les établissements fermés depuis ne figurent pas : il ne s'agit pas du flux annuel de créations.

Où exerce-t-on ce métier ?

En volume, le métier se concentre dans Paris (12,1 %), puis Bouches-du-Rhône et Alpes-Maritimes : 18,9 % du total pour ce trio.

Rapporté au nombre total d'entreprises de chaque département, c'est Corse-du-Sud qui se détache : le métier y est 2,3 fois plus présent que la moyenne.

Établissements du code 56.10A en activité, comptés dans base SIRENE. Indice de présence : part du département dans le métier rapportée à sa part dans l'ensemble des établissements (1 = moyenne nationale).
DépartementÉtablissements actifsPart du total nationalIndice de présence
Paris (75)16 72112,1 %1,5
Bouches-du-Rhône (13)4 7933,5 %1,0
Alpes-Maritimes (06)4 5543,3 %1,3
Rhône (69)4 3533,2 %1,0
Hérault (34)3 6192,6 %1,2
Corse-du-Sud (2A)1 1050,8 %2,3
Haute-Corse (2B)9410,7 %1,9

Entreprise individuelle ou société : qui exerce ?

  • Entreprise individuelle 17 %
  • SAS / SASU 29 %
  • SARL / EURL 52 %
  • Autres formes 2 %

Les sociétés forment 81 % des entreprises du code, avec 29 % de SAS ou SASU et 52 % de SARL ou EURL. Le rattachement du dirigeant au contrat collectif dépend de son statut social (le sort du dirigeant au regard du contrat collectif).

Une minute pour décrire l'équipe, et un partenaire spécialisé prend la suite : il étudie l'effectif et la convention, puis adresse un devis.

Ce site renseigne et met en relation ; il ne vend aucun contrat. Le conseil et l'offre relèvent du partenaire qui reçoit la demande.

Obtenez une proposition conforme à votre convention collective et dimensionnée pour votre équipe, sans frais ni engagement.

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Questions sur la mutuelle obligatoire pour un salon de thé

Le code NAF donne-t-il la convention collective ?

Non. Le code NAF oriente, mais l'activité principale réelle de l'entreprise décide. Deux entreprises partageant le même code peuvent dépendre de conventions différentes.

Quelles conséquences si l'on applique une convention erronée ?

Si la bonne convention prévoyait davantage, l'employeur doit des rappels de garanties ou de cotisations, et le contrat santé est à remettre en conformité. Mieux vaut donc contrôler ce point avant toute signature.

Quelle charge prévoir par salarié ?

Autour de 37 € par mois par mois pour l'employeur, en appliquant la part patronale de 50 % à la prime moyenne publiée par la DREES. Garanties retenues et couverture des familles font varier ce montant.

L'employeur peut-il financer la cotisation en totalité ?

Oui. Les 50 % sont un minimum. La contribution patronale doit rester uniforme, en taux ou en montant, pour tous les salariés ou pour une même catégorie objective.

La contribution de l'employeur supporte-t-elle des charges sociales ?

Si le régime est collectif, obligatoire et le contrat responsable, elle est exclue de l'assiette des cotisations de sécurité sociale dans une limite fixée par les textes, mais reste soumise à la CSG et à la CRDS. En dessous de 11 salariés, le forfait social n'est pas exigé.

Un salarié à temps partiel doit-il être couvert ?

Oui, sans distinction avec les salariés à temps plein. Si votre décision écrite le prévoit, un salarié dont la cotisation atteindrait au moins 10 % de sa rémunération brute peut demander une dispense ; le contrat doit néanmoins lui être proposé.

Que devient la demande une fois envoyée ?

Elle est transmise à un partenaire spécialisé, qui vous recontacte pour préciser l'effectif et la convention collective, puis vous adresse une proposition. La décision finale vous appartient.